〉Quelques chiffres

Dans son bilan électrique annuel (disponible ici), le gestionnaire du réseau électrique français RTE note que pour l’année 2021, la production électrique nationale était à 69 % d’origine nucléaire, à 7,4% d’origine thermique dit «classique» (c’est-à-dire de l’électricité produite à partir des combustibles fossiles : gaz, fioul ou charbon), à 12 % d’origine hydraulique, à 2,7% d’origine solaire et à 7% d’origine éolienne terrestre.

〉L’énergie éolienne : une énergie essentielle en France, pour plusieurs raisons :
  1. Elle permet de contribuer à limiter les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, en se substituant majoritairement aux moyens de production d’électricité à partir de combustible fossiles (fioul, gaz, charbon).

  2. Elle permet de sécuriser la production d’électricité : augmenter la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables permet d’accroître la diversification des ressources et donc la diversification du mix énergétique français. En effet, ne pas dépendre d’une seule énergie est un facteur de sécurité.

  3. Elle permet de diminuer notre dépendance énergétique et stabiliser les prix : contrairement aux centrales thermiques à combustible nucléaire ou fossile (gaz, fioul, charbon), il n’est pas nécessaire d’importer du combustible pour faire fonctionner une éolienne.

〉En 2022, une source de profit pour les finances publiques

Conséquence directe de la flambée des prix de l’électricité. Pour la première fois, en 2022, les énergies renouvelables ne viennent pas alourdir le budget de l’Etat mais deviennent une source de profits pour les finances publiques. Selon les estimations publiées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les énergies renouvelables et principalement les parcs éoliens doivent rapporter au total 8,6 milliards d’euros au budget de l’Etat entre 2022 et 2023.
Cette recette surprise pour les finances publiques provient de la mise en œuvre des contrats d’achat d’électricité passés avec les producteurs d’énergie renouvelable. Conçus pour garantir un prix de rémunération fixe aux producteurs pendant quinze à vingt ans afin de les inciter à investir, ils oscillent en moyenne entre 81 euros et 137 euros le MWh. Ces contrats prévoient une compensation financière pour les producteurs lorsque les prix de marché sont inférieurs à ce prix cible, ce qui pèse dans ce cas sur les finances publiques. Mais en retour un versement à l’Etat est prévu quand les prix de marché sont supérieurs aux prix de rachat garantis. Or en France, les prix du MWh se sont envolés, pour atteindre 1000 euros au pire de la spéculation…
Concrètement, en 2022 et 2023, ce sont les parcs éoliens implantés en France qui doivent contribuer le plus à ce gain exceptionnel pour l’Etat. Sur les 8,6 milliards d’euros de recettes attendues, la filière éolienne terrestre contribue à hauteur de 7,6 milliards, indique la CRE, qui précise que « la filière photovoltaïque continue de peser marginalement sur les charges de service public à hauteur de 0,9 million d’euros ». Ceci compte tenu du « poids des contrats historiques, conclus au lancement de la filière à des tarifs élevés ». Dans le solaire, certains contrats atteignaient en effet les 300 euros, voire au-delà.
A ce rythme, les 11,5 milliards d’euros provenant des subventions reçues de l’Etat pour l’éolien depuis 2003 devrait être remboursés en moins de 2 ans (à comparer au 24,6 milliards de subventions pour le solaire).

〉Un gisement éolien important en France

La France possède le deuxième gisement éolien (ressources en vent) d’Europe derrière le Royaume-Uni. Selon le SER (Syndicat des énergies renouvelables), l’énergie éolienne pourrait satisfaire 10% de la consommation d’électricité française d’ici 2030.

〉Une technologie performante

La technologie ne cesse de se perfectionner : toujours plus silencieuses, les éoliennes sont aujourd’hui plus puissantes, leur efficience a été multipliée par dix en dix ans. Grâce aux progrès technologiques, les nouveaux parcs produisent de plus en plus d’électricité. Aux prémices de la recherche sur les possibilités de produire de l’électricité à partir de la force du vent, les premières éoliennes avaient une puissance de seulement quelques centaines de kW ; aujourd’hui les éoliennes onshore les plus puissantes atteignent jusqu’à 5 MW – celles installées en mer allant jusqu’à 12 MW.

〉Une technologie performante

La technologie ne cesse de se perfectionner : toujours plus silencieuses, les éoliennes sont aujourd’hui plus puissantes, leur efficience a été multipliée par dix en dix ans. Grâce aux progrès technologiques, les nouveaux parcs produisent de plus en plus d’électricité. Aux prémices de la recherche sur les possibilités de produire de l’électricité à partir de la force du vent, les premières éoliennes avaient une puissance de seulement quelques centaines de kW ; aujourd’hui les éoliennes onshore les plus puissantes atteignent jusqu’à 5 MW – celles installées en mer allant jusqu’à 12 MW.