L'étude de vent
Photo du mât de mesure sur la zone de projet Sud-Ouest
Photo du mât de mesure sur la zone de projet Sud-Ouest
〉 Le mât de mesure de vent

Un mât de mesure du vent d’une hauteur de 100m a été installé à la fin du mois d’octobre 2020 sur le zone Sud-Ouest, il restera sur site pendant une durée minimale de 12 mois (voir emplacement sur la carte ci-contre).

Les relevés permettront de caractériser finement le gisement de vent et d’affiner le choix des machines pour assurer la meilleure production électrique.

Cartographie de l'implantation du mât de mesure de vent (croix noire) sur la Zone d'Implantation Potentielle Sud-Ouest (rouge)
Cartographie de l'implantation du mât de mesure de vent (croix noire) sur la Zone d'Implantation Potentielle Sud-Ouest (rouge)
〉 Système Lidar

Un système Lidar a été mis en place sur la zone Nord-Est à l’automne 2021 pour une durée de 7 mois afin de caractériser le vent sur cette seconde zone.

Le LiDAR (“Light Dectecting And Ranging” = détection de la lumière et mesure à distance) est une alternative au mât de mesure de vent qui permet de déduire la direction et la vitesse du vent à des hauteurs comprises entre 40 et 230m.

Il est alimenté par des panneaux solaires, et en complément par une pile de méthanol lorsque le soleil ne permet pas d’alimenter à lui seul l’appareil.

L’installation du LIDAR permet d’avoir une mesure de vent précise et d’obtenir une étude plus complète de la zone. De plus, ce choix permet une moindre emprise au sol.

Cartographie de l'implantation du Lidar (croix noire) sur la Zone d'Implantation Potentielle Nord-Est (rouge)
Le LiDAR est entouré de barrières pour empêcher l’accès à l’appareil. Un rectangle de 3mx 7.5m non cultivé orienté vers le Sud permet de ne pas faire d’ombre aux
panneaux solaires.
Le LiDAR est entouré de barrières pour empêcher l’accès à l’appareil. Un rectangle de 3mx 7.5m non cultivé orienté vers le Sud permet de ne pas faire d’ombre aux panneaux solaires.
L'étude écologique
〉 Méthodologie de l’étude écologique

La méthodologie spécifique suivante sera mise en place pour la conduite de l’étude écologique telle que préconisée par le Guide relatif à l’élaboration des Etudes d’Impact des projets de parcs éoliens terrestres (Ministère de la Transition Ecologique) :

methodoligie-ecologique
〉 Zoom sur les expertises de terrain

Entre décembre 2020 et mai 2022, l’Institut d’Ecologie Appliqué (IEA) a réalisé l’ensemble des expertises de terrain. L’étude consiste à faire l’inventaire de la biodiversité sur un cycle biologique complet (environ 12 mois), ainsi que de déterminer la présence de zones humides.

Les études de terrain comprennent :

  • L’investigation sur la flore et les habitats : il s’agit de dresser un inventaire détaillé de la flore de l’aire biologique.

  • La détermination des zones humides par sondages pédologiques : lorsque les milieux présents ne permettent pas de conclure sur la nature humide du secteur à partir de l’analyse de la composition floristique, une expertise des sols est nécessaire.

  • Un étude de l’avifaune : au total 45 missions ont été réalisées pour couvrir les 4 grandes périodes : hivernage ; migration prénuptiale ; migration post-nuptiale  ; période de reproduction. Les missions correspondent à des observations terrain et à des points d’écoute.

  • Une étude poussée des chiroptères (chauve-souris) est réalisée avec :
    • une étude de terrain afin de rechercher et identifier les gites d’hivernage et/ou de colonies pouvant abriter des individus de chauve-souris dans un rayon de 5km autour des zones ;
    • des investigations lors des migrations et durant la période d’activité estivale ainsi que des enregistrements en altitude ;
    • une étude spécifique d’écoute en lisière (points d’écoute sur piquets implantés le long d’une haie sur la zone S-O et aux abords d’un bosquet sur la zone N-E.) ;
    • la mise en place d’un enregistreur sur le mât de mesure.
〉 résultats de l’état initial au sein de la zone d’étude
flore-et-habitats
Flore et habitats

1 habitat d’enjeu modéré et 2 espèces végétales d’enjeu faible : Véronique douteuse et Petite Ciguë

reptiles-et-amphibiens
Reptiles et amphibiens

Grenouille commune, Grenouille agile, Lézard des murailles et Lézard à deux raies

chauves-souris
Chauves-souris

Les boisements, les haies et les zones bâtis constituent des terrains de chasse et des zones de déplacement

oiseaux
Avifaune

Enjeux modérés pour 3 espèces en période de nidification : le Busard censé, le Busard St-Martin et la Linotte mélodieuse

〉 Impacts bruts du projet retenu et mesures ERC
  • relatif aux zones humides : les critères botaniques et les sondages pédagogiques n’ont pas relevé de zone humide sur les emprises des aménagement du projet ou à proximité. Le projet n’a pas d’impact sur les zones humides.
L'étude paysagère
〉 Méthodologie de l’étude paysagère

Une étude complète et précise du paysage est réalisée par l’agence Couasnon, spécialisée dans la réalisation des études d’impacts, afin d’orienter les choix pour définir l’implantation la plus acceptable en terme de cohérence paysagère. 

L’étude paysagère suit une méthodologie précise sur le modèle du Guide relatif à l’élaboration des Etudes d’Impact des projets de parcs éoliens terrestres :

  • Il est d’abord réalisé un état initial de la zone d’étude, lors duquel est analysé le paysage existant, procédé à l’identification des unités paysagères, des enjeux paysagers et patrimoniaux, ainsi qu’à la définition des aires d’études.
  • Ensuite, est réalisée une analyse des perceptions du projet lors de laquelle sont définies des aires d’influences visuelles, aussi des photomontages sont réalisés afin de commencer à aborder les perceptions et réflexions sur les variantes d’implantations, et des cartes de co-visibilité représenteront les lieux à partir desquels les éoliennes seront visibles.
  • Enfin, une évaluation des impacts pour une intégration optimale est réalisée afin de définir le choix d’implantation finale des éoliennes, à la suite de quoi l’ensemble des photomontages définitifs sont réalisés, puis, enfin, sont proposées des mesures d’aménagement et de compensation paysagère.

Elle est réalisée à différentes échelles  :

  • à échelle du périmètre éloigné (entre 17,5km et 24km autour des ZIP) pour comprendre le contexte paysager, ses sensibilités patrimoniales, sa structuration – en rose sur la carte ;
  • à échelle du périmètre rapproché (entre 7km et 9,4km autour des ZIP), qui consiste en une étude fine depuis les villages à proximité (entrée, sortie, place de l’église…), des hameaux les plus proches et des sensibilités patrimoniales – en violet clair sur la carte ;
  • et à échelle du périmètre immédiat (entre 2 et 2,7km autour des ZIP)- en violet foncé sur la carte.
Cartographie des Monuments Historiques dans les aires d'études paysagères et ZVI (Zones d'Influences Visuelles). Source : Agence Couasnon

Dans le rayon de l’aide d’étude éloignée, l’ensemble des lieux et/ou monuments possédant un intérêt patrimonial, culturel et/ou environnemental sont pris en compte de manière à permettre la meilleure intégration possible du parc dans le paysage. Ces lieux sont identifiés avec des cercles blancs aux contours rouge (Monuments Historiques Classés) ou bleus (Monuments Historiques Inscrits) sur la carte.

Les Zones d’Influences Visuelles permettent d’appréhender la visibilité d’éoliennes de 200m en bout de pâle présentent sur la Zone d’Implantation Potentielle (ZIP). Elles sont cartographiées sur la carte par le code couleur relatif aux angles apparents. A noter que les ZVI tiennent seulement compte de la topographie du terrain, la végétation et les infrastructures peuvent diminuer la visibilité des éoliennes dans le paysage.

 

〉 Synthèse des sensibilités paysagères

L’état initial a mis en évidence des points de vigilance vis-à-vis des sensibilités paysagères, à savoir :

  • Le rapport d’échelle et le respect des lignes de forces de la vallée du Loir, de l’Escotais et de la Vandoeuvre pour éviter tout risque d’effet de dominance sur ce paysage emblématique.

  • La prise en compte des sensibilités liées au patrimoine protégé, notamment les risques de visibilité et/ou de covisibilité avec l’église et le prieuré de Dissay-sous-Courcillon, le château de Courcillon et l’église de Saint- Pierre-de Chevillé.

  • La préservation du cadre de vie des riverains doit être étudiée finement avec la forte prégnance présupposée du projet, notamment depuis l’aire immédiate. L’analyse des vues pressenties des bourgs et hameaux de l’aire immédiate montre que les caractéristiques paysagères des lieux offrent régulièrement des vues ouvertes ou partielles vers le projet. De nombreux hameaux et habitats isolés parsèment l’aire d’étude immédiate notamment sur les plateaux à proximité des deux parties de la ZIP.

  • Le risque de saturation visuelle est un enjeu faible pour ce territoire, étant donné le peu d’éoliennes en service à proximité, mais il est néanmoins à considérer avec attention.

Synthèse des sensibilités paysagères - Aire d'étude éloignée 24km
Synthèse des sensibilités paysagères - Aire d'étude immédiate 3km
〉 Photomontages

Les photomontages sont des montages photographiques qui permettent de visualiser le futur parc éolien au sein du paysage, depuis différents points de vue. Au total, 53 photomontages ont été réalisés dans le cadre de l’étude d’impact paysager du Projet éolien de Dissay-sous-Courcillon.

Sur le carte ci-dessous sont représentées les localisations des prises de vues autour du projet :

Voici quelques exemples de photomontages :

PM n°52 - depuis le hameau de Beauregard
PM n°47 - Depuis le hameau la Boulairie
PM n°44 - Depuis le GR à proximité du Loir
PM n°32 - depuis le hameau de la Fontenelle
L'étude acoustique

L’étude acoustique consiste à mesurer le niveau sonore résiduel et ambiant des zones de projet, en effectuant des relevés depuis les habitations aux alentours, puis à vérifier par simulations numériques que le futur parc éolien respectera la réglementation acoustique.

Cette réglementation prévoit notamment qu’un parc éolien ne doit pas générer une émergence de plus de 5 dB(A) le jour et 3 dB(A) la nuit.

Pour le projet de Dissay-sous-Courcillon cette étude est réalisée par le bureau Sixense.

〉Comment l’étude acoustique est-elle réalisée ?

Chez les riverains du projet, des micros ont été installés en 6 points de mesures autour de la zone d’implantation Sud-Ouest et en 4 points de mesures autour de la zone Nord-Est. La campagne de mesures a été réalisée en deux périodes distinctes d’environ 1 mois afin de suivre les évolutions de la végétation : une première en période estivaledu 10 septembre au 13 octobre 2021 – , une deuxième en période hivernaledu 9 février au 11 mars 2022. L’objectif est de caractériser l’ambiance sonore actuelle sur toute la zone pour évaluer le plus précisément possible les impacts acoustiques du projet.

Zone Ouest
Zone Est

Localisation des points de mesures acoustiques

〉Quels bruits sont mesurés ?
  • Le bruit résiduel : mesuré lorsque la zone d’étude n’est pas en activité, ou lorsque l’activité (humaine, naturelle) est minimale et ne génère pas ou peu de bruit.
  • Le bruit ambiant : mesuré lorsque la zone d’étude est en activité normale, avec ou sans émission sonore, considérant l’ensemble des sources de bruit présentes dans l’environnement du projet.
Etudes complémentaires
〉Etude de géobiologie

david énergies et RWE ont fait le choix de réaliser une étude complémentaire sur la géobiologie qui a été réalisé par le groupe Prosantel.

L’intervention de géobiologues permet de déterminer la bonne implantation d’une éolienne et ainsi de supprimer les risques de développement de nuisances telluriques et vibratoires sur le vivant de proximité.
Intervention des géobiologues et du géomètre sur le site de Dissay-sous-Courcillon